Voir rouge: colère, dépression et art-thérapie

La tristesse et la colère vont de pair. On les retrouve entrelacées dans la douleur inhérente à la perte. Essentielles pour l’être humain, et pourtant toxiques par cumul, ces deux émotions primaires sont également les leviers de la dépression, soit par l’envahissement d’une tristesse engourdissante, voire paralysante, la dépression bleue*, soit par l'intériorisation d'une colère qui se retourne alors contre soi, la dépression rouge*.

Physiologiquement opposées, néanmoins complémentaires, la tristesse et la colère forment ensemble une émotion binaire. Quoique douloureux, le duo est équilibré et équilibrant.

S’appuyant sur plus de dix ans d’observations cliniques en art-thérapie et de recherche sur les émotions, cette étude met en lumière l'étroite relation qui existe entre la tristesse et la colère, leur fonction biologique, leurs effets sur le corps de même que leur forme toxique respective dans l’état dépressif. 

Alors que plusieurs conçoivent la dépression comme une descente, une chute libre vers l'enfer émotionnel humain, elle a plutôt l'effet d'une immobilisation sur l'organisme humain.

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* Ces appellations ne constituent pas des diagnostics et servent uniquement à illustrer deux forces émotionnelles distinctes impliquées dans l’état dépressif.

Cet ouvrage est le fruit d'une recherche continue depuis la publication de l'article The Sad Anger: Pictorial Evidence for Anger and Sadness Intertwined Relationship in Women (2002) de Sylvie Marchand (disponible en anglais seulement).